Rapport Général:
Ansproch vum Presidant Henri Scherb
Ansproch Europa Union Sieglinde Lange
Ansproch Elsass-Freunde Basel, Jürg Burkhard
Rapport:
Les convictions et devoirs du Président
du Conseil Régional Adrien ZELLER
Avec la venue du Président de la Région Alsace Adrien ZELLER accompagné de son 1er Vice-Président Bernard STOESSEL, aux côtés de l'invité d'honneur le Député Antoine HERTH, l'assemblée annuelle habituelle de l'association a pris un caractère exceptionnel.
À l'ouverture, le Président Henri SCHERB a pu saluer de nombreux élus ou anciens élus : le Maire et Conseiller général de Sélestat Marcel BAUER, Germain GENGENWIN ancien parlementaire, Patrick KLEINCLAUS représentant le Conseil général du Haut-Rhin, les délégués des nombreuses associations amies badoises, suisse, alsaciennes, ainsi Mme Sieglinde LANGE, Lothar BÖHNERT de Europa-Union Münstertal, Mme Uschi ISELE et Lothar FLECK de Badische Müettersproch- Gsellschaft, Jürg BÜRCKHARD de Elsass-Freunde Basel, Mme Jacqueline NIBEL venue spécialement du Luxembourg, M. et Mme François SCHAFFNER de Culture et Bilinguisme, Friedrich WALZ de Stuttgart et notre précieux auteur de biographies Jean HURSTEL.
L'ordre du jour, bousculé pour l'occasion, a néanmoins fait place au rapport d'activités dressé par le secrétaire Norbert REPPEL. Celui-ci a relevé principalement l'engagement constant des membres dans le festival "E Friehjohr fer unsri Sproch", l'organisation de Stàmmtesch dialectaux, le soutien aux classes bilingues, l'attribution du Prix Charles GOLDSTEIN, la tenue d'un stand aux grandes foires régionales pour promouvoir le dialecte, de même que la publication de la revue trilingue "D'Heimet zwische Rhin un Vogese" et d'un calendrier de l'Avent trilingue.
L'intervention attendue du Président ZELLER n'a pas déçu le nombreux et très attentif public des Tanzmatten. Encourageant l'association dans son action, il a demandé à ses membres de ne pas baisser les bras et de rechercher toutes les voies possibles pour promouvoir la langue régionale, même si parfois on a l'impression d'avancer à contre-courant ; en ce sens il a rappelé l'immense responsabilité des parents et grands-parents dans la transmission du patrimoine linguistique dialectal.
"Bravo fer àlles wàs ehr màche, wann mer oj vielmol geje de Strom schwemme".
Le Président a ensuite présenté ce qu'il appelle les trois devoirs -die drei Pflichten- du conseil régional au sein de l'espace rhénan. Ainsi la réforme en cours de France 3 Alsace ne peut-elle être acceptée en l'état par le Président qui exige l'attribution de plages horaires de grande écoute pour les informations générales, culturelles et sportives de la région et demande pour cela le soutien des députés et de la population.
"La globalisation ne peut se faire sans une dimension régionale permettant à ses habitants de mieux se comprendre ; une authentique télévision régionale est possible, nous faisons des études dans ce but, ce n'est pas un rêve. D' Reform vo FR3 derfe mer net durchgeh lo, mer brüche oj Stunde wo d'Elsasser d'Télé benutze. Derfer brüche mer d' Unterstetzung vo unsre Députés un vo der Bevölkerung. Globalisierung verlàngt e regionàli Dimension fer sech ze versteh."
Défendre et promouvoir le bilinguisme en Alsace, en commençant par le dialecte et avec l'usage de l'allemand est la seconde priorité du Président qui encourage toutes les parties concernées, maires et habitants : "La Région seule ne peut pas tout faire, il faut du courage à chacun ; les conseils municipaux doivent soutenir les projets financièrement et moralement. D’ Region kà net àlles màche, mer müess e bessel Müet hà, D'Maires sowie d'Metberger. Die Gmeinrat müehn moràlisch un net nur finànziell die Projekte untertstetze."
Le troisième axe de développement de la Région n'est pas des moindres : il s'agit de renforcer encore la coopération transfrontalière en multipliant les passerelles et en utilisant les nouveaux moyens à travers le schéma INTERREG pour une plus grande mise en commun des travaux des universités, des instituts technologiques, des écoles d'ingénieurs en vue de nouvelles formations trilingues. "Cette politique est porteuse d'avenir car nous sommes au coeur de l'Europe, nous sommes Européens et c'est ensemble que nous progresserons. Nous rassemblons trois pays et deux cultures pour un même avenir. Nous en sommes convaincus pour la région, pour l'Alsace, sa culture, son économie, sa jeunesse, son avenir “
'S nachschte Johr gebt's noch meh Mettel fer Interreg, fer meh Z'sàmmeschàffe ewwer d'Granze, durch d'Üniversität, d' Fàchhochschüele, d' Ingenieurschüele. Dess müess m'r màche will m'r Europäer senn. Wann m'r besser z'sàmmeschàfft, so komme m'r widderscht. Mer senn drei Lander, zwei Sproche e gemeinsàmi Züekunft . Es esch e Bericherung fer unsri Jugend. Mer senn tief ewwerzigt, fer d' Region, 's Elsàss, d' Kultur, d' Wirtschàft, d' Jugend !”
Les autres interventions ont fait écho à celle du Président ZELLER:
- celle du Député Antoine HERTH qui multiplie les contacts transfrontaliers pour approfondir les relations avec le Pays de Bade, s'engage pour la défense du droit local auquel tous les Alsaciens sont attachés et appelle les communautés de communes à mettre leurs télévisions locales en réseau car le maintien du dialecte exige l'union des efforts de tous les acteurs.
"Fer d'Télé esch Plàtz fer e elsassische Sander. Viel Communautés de Communes han ehre eigeni Télé ; die lokàle Sander kennte z'sàmmeschàffe. 'S Elsassische hangt vo uns àlle àb, net nur vo der Schüel, oj vo der Eltre. Ech hàb Kontàkte met junge ditsche Gewählte, mer müehn fresch un fescht uffboje."
- celle de Mme Sieglinde LANGE, Présidente de la Europa-Union Münstertal-Staufen qui rappelle l'action commune engagée avec Heimetsproch un Tradition dès 2002 pour la reconnaissance des langues régionales en Europe au nom du patrimoine linguistique commun. Pour elle et malgré les difficultés rencontrées, l'Europe demeure une nécessité pour tous (voir texte à part),
- celle de Jürg BÜRCKHARDT, Président des Elsass-Freunde Basel qui se réjouit de la multiplication des coopérations entre l'Alsace, le Pays de Bade et la région de Bâle et appelle les Alsaciens à rester fermement attachés à leur langue (texte à part),
- celle du Maire Marcel BAUER qui a présenté l'engagement de la ville pour les classes bilingues.
"Ech be froh, dàss sech em Kànton d' Litt wehre fer d' Sproch ; viel sahn 's i, dàss d' Sproch wechtig esch. Es het sech viel gmàcht dere "Friehjohr fer unsri Sproch".
Alors que le Président ZELLER s'était déjà retiré pour une autre manifestation, le Président de Heimetsproch un Tradition Henri SCHERB, avec sa verve habituelle, a demandé la reconnaissance officielle de la responsabilité historique de la France envers l'Alsace, rappelé l'attachement de 90 % de la population alsacienne au droit local plus favorable que le droit national dans de nombreux domaines, exigé une plus grande place pour l'allemand dans les programmes scolaires et pour le dialecte à la télévision et les autres médias.
Un auditoire enthousiaste a suivi ces multiples interventions ainsi que celles d'autres membres dans la salle demandant notamment le respect du droit local (M. KAUFFMANN). L'assemblée a également approuvé les comptes présentés par la trésorière Juliette URBAN, reconduit les mandats de GASTINGER Raymond et REPPEL Norbert et désigné Louis ROESCH membre du comité en remplacement de Paul FRICK.
Une remise de livres pour enfants, en français, allemand et alsacien à la classe bilingue ABCM de Bindernheim (Prix Goldstein 2005) et l'adoption unanime d'une motion ont clôturé le programme de cette assemblée (voir p.1 de couverture).
Lors de la partie récréative, l'assemblée a pu applaudir le divertissement théâtral et musical tout en verve et plein de fraîcheur présenté par le jeune duo Paul et Mélanie avec leur papa Jean de Kintzheim.
Elle s'est achevée avec le verre de l'amitié et le Koilopf offerts respectivement par la Cave Coopérative Jean GEILLER de INGERSHEIM, le Domaine Louis HAULLER de DAMBACH LA VILLE et Rond-Point COOP ALSACE.
Le Secrétaire: Norbert REPPEL.
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Generàlversàmmlung
in Sélestat - Schlettstàdt (25. März 2006)Ansproch vum Presidant Henri Scherb
Liewi Frend vu Heimetsproch un Tradition
Sehr geehrti Volksgewählti,
Sehr geehrta Herr Député Antoine HERTH,
Sehr geehr Herr Adrien ZELLER Presidant Region Elsàss,
Sehr geehrta Herr Bernard STOESSEL Vizepresidant Region Elsàss,
En der „Heimet“ vum Janner un März 2006 han ich die vier Hauiptproblem erwähnt, wu fer unseri Elsasserditsch Sproch un Kultur lawenswechtig senn.
Erstens : die offiziell Anerkennung vu der historische Veràntwortung Anno 1870-1871 un 1940 vum frànzescha Stààt wu er 's Elsàss verlaignet un ufgaa het !
En Schirmeck bi der Inweihung vum „Memorial“ het der Presidant Jacques CHIRAC unseri gerachti Erwàrtunge schwar enttäuscht.
Es esch klàr, dàss unseri Gschecht gàr net rechtig bekànnt esch, well sie vu Grund uf gefälscht esch.
Wenn mer laast un heert, dàss die „Zwàngsigezogeni“, do derbie Büewa vun 16-17 Johr, dàss die „Malgré-Nous, Incorporés de Force“ àls „Freiwelligi“ betràchtet wara, heert àlles uf !
Die Elsasser wara als zàhmi Sendabeck betràchtet. So versüacht mer die Veràntwortung vum ehemàliga franzescha Kollabo-Stààt un sina Millione vu Besàtzungsfrendliga Kollabo zu vergassa !
Zweitens : Unseri lokàl Gesetzgebung – le Droit local Alsacien-Mosellan – esch en vieler Hinsicht fortgschrettener às die Gsetzer vom Inner-Frankrich !
En der Forst-Verwàltung, en de Krànkakàssa un soziàl Gsetzer vum Bismark, em Kàdàster, em Konkordàt vu Napoleon 1801-1802 usw. Dess senn unseri elsassischi Freiheita, vu mer Elsasser züe 90 % leidaschàftlig drà hàlta. Des sait die Meinungsforschung ISERCO vum 2. Dezamber 2005.
Trotzdam gebt‘s gewessi „Bàrisser Briader“, wu dergega hetza fer‘s màcha verschwenda !
Drettens : Unseri Schüalverwàltung werkt wia a richtigi Verdummungs-Anstàlt, wàs der Ditschunterricht un die Zweisprochigkeit betrefft. Die Kehrsitt vu der Medaille esch owedrii der Verlust vum Elasserditsch !
Des esch orgànisierti Sabotage uf der gànza Linia, vu de Ministerium bis zu gewessa Lehrer-Syndikàta. Mer senn jetz sowit, dàss unseri Elsasser-Theàter mien elsasserditschi Stunde orgànisiere fer jungi Schauspeeler ze fenda ! Un wer beldet die züekenftigi Züeschauer üs ?
Bis jetzt senn unseri Theàter voll Züaherer un Züaschauer, àwer wia làng noch ? Der Nochwuchs fàllt bol üs !
Die Nationàliste un àlli die Zentràlisierer „les Narcisses de Paris“ kenna sich egötze un versinka en der Betràchtung vu ehrem „Pariser-Nàwel“ : Ich sage euch : sie werden allein herrschen in einem ausgestorbenen Frankreich der Gleichschaltung ! Un die anderen Völker werden sie als „Kultur-Ausrotter und Völkermörder“ bezeichnen. Qu‘avez-vous fait de vos frères Bretons, Corses, Catalans, Basques, Flamands, Alsaciens et Lorrains ?
Liewi Frend so witt derfa mer‘s net kumma lon ! Mer mian emmer mehr protestiera, dàss unseri Gewählti sich iisetza un unseri Menscha-Rachta vertaidiga met unsera kräftig Unterstetzung.
Viertens : zu den Deutsch-Stunden in der Schule gehört noch die Unterstützung von modernen Mitteln wie Rundfunk und Fernsehen. Das Bisschen Fernsehen nimmt immer mehr ab !
Vor 1990 hatten wir eine halbe Stunde täglich auf Elsässerdeutsch, dann wurden es noch sieben Minuten fünf Mal pro Woche ! Die wunderbare Koch-Kunst mit Simone Morgenthaler und Hubert Maetz haben wir noch am Samstag. Dann noch ein Theaterstück alle zwei Monate, und das wär‘s für uns ! Mit der neuen Organisation vom so genannten Regional-Sender FR3 wird es noch lausiger. Es wird jetzt viel regionaler…aus der „Region-Paris“ !
Die Senatorin Gisèle Gautier (U.D.F.) aus der Loire Atlantique hat diesen Skandal schon erwähnt. Es steht im J.O. des Senats vom 22. Februar 2006.
An Stelle des Regional-Programms von 12 bis 14 Uhr gibt es jetzt „Pariser Divertissement“ und was rein regional war, kommt um 11 Uhr ! Natürlich sind alle, die so genannten "Regional-Programme" auf Französisch wie immer !
Für die Regional-Sprachen ist es unklar wie es weiter geht !
Natürlich sagt der Herr Minister Donnadieu de Vabres mildernde Worte mit der Hand auf dem Herz : „je peux vous confirmer mon attachement à la spécificité des antennes du service public“. Eh niemals, eh nein, was denken Sie ! usw.... Die Senatorin antwortet : „Ihre Worte haben mich nicht überzeugt, Monsieur le Ministre ! … Es ist zu bedauern, dass die Ausdrucks-Freiheit sowie die Presse-Freiheit amputiert werden !„
Die Jakobiner können nur mit kolonial-nationalistischen Schablonen denken seit der Revolution! Seither haben die nichts dazu gelernt ...sie nagen jetzt an den Knochen der Minderheiten in Frankreich ...und werden daran ersticken!
Ich muss immer staunen wie meine Grossmutter hell sah : „wenn sie in Frankreich was versprechen, kannst du Gift darauf nehmen, dass das Gegenteil heraus kommt“. Das Problem mit dem Fernsehen fängt erst an, denn es kommt noch das Digitale Fernsehen dazu, die T.N.T. (Télévision Numérique Terrestre). Dreissig neue Sender mit einem neuen Decoder dazu, alles auf dem alten Rechen ! Wie mit dem T.G.V. -Zug werden wir die letzten sein im Jahre 2012 ! 50 % der Franzosen empfangen es schon !
Noch ein schlimmeres Problem mit dem Rechen-T.N.T. System, wir werden damit die deutschen und schweizer Sender nicht mehr empfangen, die eine modernere Technik haben über Kabel und Satellit schon zu 90 %.
Auch da muss es eine Lösung geben für das Elsass sonst sitzen wir wieder zwischen zwei Stühlen ! Es ist nicht einfach im Grenzgebiet, weil die verschiedenen Wellenlängen einander stören.
Aber es gibt Lösungen, die die Techniker und Politiker ausarbeiten müssen, sonst haben wir eine Katastrophe für unsere Sprache und Kultur, sowie für die ganze Wirtschaft, eine neue Grenze mitten im Rheintal : die Sprachgrenze !
Herr Präsident Adrien Zeller, Herr Abgeordneter Antoine Herth sie müssen mit allen elsässischen Gewählten, sowie mit den Gewählten aus den französischen betroffenen Regionen ein Kampf-Bündnis schliessen gegen den Pariser Hahn, der glaubt er allein singe am schönsten, am feinsten und am besten. Wir alle müssen dem Gockel zeigen, dass er auf dem Holzweg ist, dass er mit beiden Füssen im Mist steht, bis zum Hals ! Wir müssen dem Vieh gemeinsam den Kamm stutzen !
Unsere gemeinsame Schuld ist gross, weil wir uns auf Herz und auf Zunge treten lassen! Weil wir uns wie Hammel abschlachten lassen !
Die Folgen haben wir : entwurzelte Kinder, Fremde im Land ihrer Väter, ihrer "Elsasserditsch Müetersproch" auch fremd ! Immer mehr Arbeitslosigkeit, weil sie die älteren Generationen nicht mehr ersetzen können, die 74 000 (vierundsiebzigtausend) Grenzgänger in Schweiz und Deutschland ! Ya, unsere Nachkommen beherrschen die Sprache der Wurzeln nicht mehr, die gemeinsame Pass-Sprache am Rhein !
Soweit werden wir kommen, wenn wir nicht scharf, hartnäckig, selbstbewusst reagieren !
Morgen ist es zu spät ! Jetzt ist die Zeit !
Henri SCHERB
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Kulturverein Association culturelle Elsass-Freunde Basel
Meine Gedanken zur Jahresversammlung von 'Heimetsproch und Tradition' vom Samstag, 25. März 2006 in Sélestat.
Liebi Elsässerfrind und Gescht
Wo Ihre Bresidänt Henri Scherb gseh het, ass y mir e baar Notize mach, hett är g'maint, y kennt jo vilicht ebbis zue-n-e saage: Z'erscht bring y d'Griess us d'r Schwyz an alli Awääsende!
Wie me uus de Referat vo myyne Vorreedner het kenne gheere-n-isch dr Kampf um d'Muttersprooch allgeegewäärtig.
Es het mi g'frait, ass dr Herr Adrien Zeller verzellt het, ass me hit in dr Region an de-n-Universideete sogar dreysproochig kenn schtudiere. Aber was nitzt ys das, wenn numme d'Intelligänz dreysproochig isch, wo soll sy's lehre, wenn nit dehaim und in der undere Schuel, also simmer alli gforderet!
Ibrigens: Erfaarige an de Gymnaasie vo Bade-Württebärg hänn zaigt, ass die Schieler, wo d'Muettersprooch reede, e bessere und lyychtere Zuegang zue de Fremdsprooche hänn!
Iber zwaihundert Elsässer-Theater hänn im letschte Winter schpiilt und das mit grossem Erfolg. Wemme-n-aber dr Altersdurchschnitt aaluegt, so muess me sich scho frooge, wo sin die Junge? Also babbled meh Elsässisch!
Dass au im Elsass aber d'Hoffnig noonig uffz'gää isch, soll das Byspiil us Hailigestai zaige: Mer sinn härzlich empfange woorde von-ere Dame, wo aber Franzeesisch mit ys g'reedet het. Y ha sy denne g'frogt, ebb sy nit au Elsässisch reede kenn, do het sy g'maint: Doch, scho! - Worum dien sy's denn nit? - Sy frogt zrugg: Jo - derf-y? - Nai, Si mien!
Zrugg zue unserem Verain: mer hänn aktuell 465 Mitglieder, im letschte Joor hänn 550 Lyt an unsere Veraastaltige mitg'macht. Statistisch sinn das ebbe 1,2 mool pro Mitglied. Jetz bi-n-y nit sicher, wie me 0,2 Mitglieder zelle muess? Weele Kerperdail isch das gsi? Y dängg mer aber, es syyg amme s'Härz gsi, wo dr'by gsi isch!
Aber: Vor zwai Joor hett e gscheite Franzoos, wo sich ums Aanelogge vo ussländische Firme-n-uss Dytschland kimmeret, g'sait, dr' greescht Voordail vom Elsass syyg, ass d' Lyt dert dytsch reede kenne. Jetzt, vor baldzwai Mooned, am Dreiländerkongräss in Freiburg hett me s'glyyche betont, aber sythäär sinn scho wieder zwai Joor duuregange-n-und me-n-isch nit vyyl wyter als voorhäär! Wemme doo nit voorwärts macht, goots numme no ruggwärts!
Mir sin au draa, dr franzeesisch Consul Général vo Ziri mit sym schwyzer Kolleeg in Stroosburg zämme z'fiehre, mit em Zyyl, besser mitenander reede z'lehre.
Mir hän im letschde Joor zwai CD's mit wunderscheene Mundart-Byydrääg uusebrocht, wo d'Muttersprooch vom Under-Elsass iber d'Schwyz bis in Schwarzwald und zrugg vorstelle. Do driber het s'Schwyzer Radio im Summer ganzi 45 Minute numme mit de elsässische Byydrääg brocht, das isch e-n-aimoolige Rekord fir soone Randregion, wie unseri Region in dr Schwyz darstellt; aber es isch die bescht Regglaame fir unseri scheene Sprooch-Underschiid gsi. In däm Sinn winsch-y alle-n-e guets wyters Joor, uff Wiederluege!
Ihre Jürg Burkhardt - Bresidänt vo de E-F
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Europa union
Herr Präsident, lieber Henri, verehrte Mitglieder,
liebe Freunde der "Heimetsproch un Tradition" !
Für die Einladung zu Ihrer Generalversammlung 2006 bedanke ich mich sehr herzlich und überbringe die Grüße und Glückwünsche der EUROPA-UNION (EUD) - Stadtverband Staufen-Münstertal.
Erst wenige Wochen zurück liegt unsere Jahresfeier im Dezember 2005, an welcher traditionsgemäß unsere elsässischen Freunde von der "Heimet" mit ihrem Präsidenten Henri Scherb und Mitgliedern des Vorstandes teilnahmen. Dafür herzlichen Dank !
Der Besuch und das Referat von Dr. Claus-Peter Clostermeyer, Ministerialdirigent im Staatsministerium Baden-Württemberg, fand nicht nur bei uns in der "Badischen Zeitung", sondern auch auch in Ihrer Verbandszeitschrift "d"Heimet" zu Beginn dieses Jahres ihren Niederschlag. Mit seiner Rede über "Die Zukunft der Vision Europa" beleuchtete der Referent die positiven wie auch die problematischen Seiten beim Zusammenwachsen Europas.
Erfreut bin ich über einen Bericht, der am 18. März 2006 in der "Badischen Zeitung" erschien unter dem Titel "Redde mer Elsassisch !" Die Autorin schreibt darin, dass "Elsassisch wieder voll im Trend" liege und sich junge Elsässer für den Dialekt ihrer Großeltern begeistern - zumindest dem Dialekt positiv gegenüber stehen. Unzweifelhaft ist, dass zweisprachige Elsässer deutliche Vorteile auf dem Arbeitsmarkt beiderseits des Rheins in Deutschland und in der Schweiz haben. "Das Elsässisch ist die meist gesprochene Regionalsprache Frankreichs", heißt es in dem Zeitungs-Interview, und so lange die Elsässser selbst an die Zukunft ihrer Sprache glauben, wird sie auch nicht untergehen. Motivation für junge Elsässer zum Kennen- und Sprechenlernen des "Elsassisch" ist - so ist in dem BZ-Bericht weiter zu lesen - der Wunsch, "das kulturelle Erbe und die eigenen Wurzeln wiederzufinden".
Meine Damen und Herren, unsere gemeinsamen alemannischen Sprachwurzeln, die seit Jahrhunderten gewachsen sind, bilden die Brücke, auf der sich die Menschen begegnen können. Die Europa-Union und die "Heimet" haben deshalb schon im Jahre 2002 einen gemeinsamen Antrag beim EU-Konvent gestellt für die offizielle Anerkennung der Regionalsprachen Europas als Teil des gemeinsamen kulturellen Erbes.
Herr Präsident, das Bemühen um den Erhalt der "Heimetsproch" scheint Früchte zu tragen.
Wie steht es um Europa ?
Meine Damen und Herren, trotz mancher Schwierigkeiten beim Weiterschreiten des Vereinigungswerkes muss Europa den Blick nach vorn richten. Die Inhalte der Verfassung müssen den Menschen näher gebracht und erläutert werden. Der wahre Nutzen der Erweiterung muss in einer Art Kosten-Nutzen-Analyse deutlich gemacht werden. Dabei müssen wir vermitteln, dass die Europäische Union die kostengünstigste Garantie für Frieden, Freiheit und Wohlstand für mehr als 300 Millionen Menschen darstellt.
Insbesondere Länder mit Ratifizierungsproblemen müssen - so steht es in der Erklärung 30 der Verfassungs-Schlussakte - im Rat zusammentreffen und nach Lösungen suchen. Der europäische Zug muss in Fahrt bleiben - trotz immer wieder auftauchender Probleme !
Es geht nicht um eine Utopie, sondern um das Gemeinschaftswerk für Frieden und Freiheit für die jetzt lebenden und zukünftigen Generationen. Arbeiten wir alle gemeinsam daran - so wie es der große Europäer und Ihr Landsmann Pierre Pflimlin einmal formulierte: "Das europäische Einigungswerk kann nur dann gelingen, wenn es von den Menschen getragen wird".
Lassen Sie mich schließen mit einem Zitat von Konrad Adenauer, einem der Gründerväter Europas, der vor 40 Jahren sagte: "Die Einheit Europas war ein Traum von wenigen, sie wird eine Hoffnung für viele, sie ist heute eine Notwendigkeit für alle !"
Ich danke Ihnen für Ihre Aufmerksamkeit.
Sieglinde Lange
(Vorsitzende der EUROPA-UNION Stadtverband Staufen-Münstertal)
